Soul Coach

ET SI NOTRE «MOI » N’ÉTAIT RIEN D’AUTRE QU’UNE ILLUSION ?

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Faire tomber le masque de la société, les codes imposés, la reconnaissance sociale pour retrouver notre essence propre, celle qui émane au moment de notre naissance et qui définit notre mission de vie, ici et maintenant.

Nous venons au monde avec notre essence propre, notre saveur, notre Dharma et notre mission de vie véritable. Cette essence nous définit et restera ancrée en nous au fil de notre vie. Or, avec le temps, nous nous construisons plusieurs rôles ou personnalités qui seront largement influencées par notre environnement social et familial. Dès notre naissance, nos parents contribueront à forger notre identité en nous proposant de devenir « quelqu’un » pour ainsi donner un sens à notre vie. Ce faisant, nous nous éloignerons tranquillement de notre essence véritable.

Au fil du temps, nous cumulerons les succès dans certaines sphères de notre vie, ce qui nous solidifiera dans notre perception d’être de ce « moi » accompli. Nous serons parfois honorés par des titres ou des médailles, en signe d’approbation et de reconnaissance sociale.  À travers cette image, nous penserons s’accomplir et se réaliser pour atteindre ledit bonheur. Cette illusion sera si forte, que nous penserons être véritablement cette image et ce rôle. Un peu comme porter le costume d’un personnage et le devenir. C’est alors que nous penserons être  «quelqu’un» dans la vie.

En réalité, cette quête perpétuelle pour devenir « quelqu’un » contribuera simultanément à créer un immense vide à combler, une carence qui ne pourra être malheureusement jamais rassasiée par notre intellect. Dans la plupart des cas, nous vivrons la vie comme si nous voulions nous rendre à la fin, comme s’il y avait un endroit où la cloche sonnait et qu’enfin on y était, bien et heureux. Mais au cours de cette trajectoire et du temps qui passe, nous serons à coté de notre vie, au lieu d’y être à pieds joints. Nos pensées seront trop souvent occupées par le futur, dans l’espoir que ce moment sera meilleur. Et bien malheureusement, une fois arrivés à ce dit moment futur, nous n’y serons pas entièrement, car nous serons en train d’espérer un futur encore meilleur, toujours plus loin. Et c’est toute une énergie qui sera déployée et même gaspillée pour être « quelqu’un » sans réellement l’être.

Ce parcours à la recherche de cet objectif de vie s’illustre bien sur le plan professionnel, ou le but final visé est la retraite. Pour plusieurs d’entre nous, travailler deviendra uniquement une source de revenu, sans plaisir, sans réalisation de notre essence, sans épanouissement. L’argent une fois gagnée nous procurera seulement le plaisir, souvent éphémère, un plaisir qui n’est en fait que l’envers de la médaille de la souffrance. Or, le quotidien, la vie, les expériences au présent sont rapidement mis de coté sans appréciation, car le plus vite nous nous rendrons à la retraite, le plus vite la vraie vie débutera. Et l’illusion de cette quête du bonheur grandira et alimentera nos pensées. Ce vide prendra alors de plus en plus d’espace à l’intérieur de nous. La souffrance et le manque grandiront en nous. Cette quête sans fin, cette quête abstraite, sera en fait l’œuvre d’un conditionnement social et familial.

Paradoxalement, devenir « quelqu’un » dans la société peut être utile et pratique, car nos interactions dans la société se font souvent à travers nos rôles ou notre image, il faut juste  éviter de se perdre dans notre image. Si notre définition de nous même se résume à notre rôle, alors cette définition ne sera malheureusement qu’une diminution de qui nous sommes vraiment. Cette identité sera une réelle prison dictée par notre intellect. Par ailleurs, si notre définition se loge à l’intérieur de nous, libre de rôles et de costumes, alors notre estime et notre réel statut sera d’autant plus grandiose, d’autant plus vrai, solide et inébranlable, d’autant plus libre.

Retrouver notre essence propre, celle qui émane au moment de notre naissance,  n’est pas une mission sans labeur. C’est un travail qui s’exerce au quotidien. Encore faut-il d’abord savoir que nous sommes en prison pour pouvoir en sortir. Pour certains, c’est à travers de grandes crises personnelles que s’amorce le début de ce travail. Pour d’autres, les pratiques spirituelles telles que le yoga ou la médiation auront ce même objectif,  celui de nous garder libre, de nous libérer d’une fausse définition de nous-mêmes pour retrouver notre essence propre. Cet espace en nous est un univers immensément vaste et libre.  Et ce travail, ce chemin en continu, nous permettra d’être présent dans notre vie, en pleine conscience, le cœur ouvert. Dans cet espace, avec ce travail, nous arrivons enfin à comprendre qui l’on est, ce qu’est la vie, sans attente, en accueillant chaque moment un à un. Et nous vivrons alors la vie telle une danse où chaque pas s’accorde avec la synchronicité de l’existence pour faire de notre existence une célébration de chaque instant.

Vous êtes OÙ vous êtes.
Namasate.

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À Propos De Erik Giasson

À 36 ans, Erik Giasson devient le chef des placements et Vice-président senior d’une importante firme de placement. À 43 ans, il atteint son rêve ultime, soit celui de travailler pour le plus gros « hedge fond » macro de la planète. Il vit dans l’abondance et la richesse, lorsqu’en 2008, à 43 ans, suite a la crise financière il perd son emploi et son rôle, tout s’écroule. A travers ses souffrances, il entreprendra une transition de vie, il découvrira le yoga, ce qui le sauvera assurément d’un suicide. Le yoga lui permettra non seulement de survivre, mais de vivre avec qui il est vraiment, sans rôle. Conférencier professionnel, Financier, Ironman et Triathlète, Entrepreneur, Professeur de yoga, il est le co-fondateur du centre de yoga Wanderlust, à Montréal.