Soul Coach

« JE PARTAGE MON HISTOIRE POUR ME PARDONNER »

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Partager ses échecs, son parcours de vie et agir en tant que coach conférencier en s’inspirant de son histoire personnelle peut parfois être mal perçu. Or, c’est pourtant la meilleure façon d’ouvrir les coeurs et d’embrasser sa propre vulnérablité. Un texte inspirant d’Érik Giasson.

Récemment, une amie que je respecte beaucoup m’a posé deux questions intéressantes. La première : « Tu ne crois pas que les gens trouvent ça bizarre que tu parles de bien-être et de la réalisation de soi alors que tu es divorcé? » Suivi de : « Pourquoi partages-tu ta vie ainsi avec le public? »

Comme je pense que son questionnement est sûrement partagé par plusieurs, j’ai décidé d’y réfléchir. Voici donc mes réflexions.

HUMAIN, TOUT SIMPLEMENT
Selon moi, le but du travail sur soi-même à travers la pratique spirituelle (yoga, méditation ou autre) n’est pas d’être parfait, mais plutôt de réaliser que nous sommes humains. Des humains qui changent au quotidien, avec des besoins qui évoluent. La pratique spirituelle permet d’accueillir la vie comme si c’était une danse et de la vivre en pleine conscience, avec toutes les imperfections qu’elle comporte.

Et puis… quelle est la définition de la perfection? Pour moi, la perfection est d’être une personne humaine parfaitement imparfaite, de se sentir pleinement vivant dans sa propre vie.

LES ÉCHECS FONT PARTIE DE LA VIE HUMAINE. Ils ne s’opposent pas à la réussite, mais en constituent une étape souvent nécessaire. La plupart des gens que j’ai rencontrés qui ont réussi en affaires ou dans leur vie ont vécu un ou plusieurs échecs. Selon moi, L’ÉCHEC VÉRITABLE consiste à ne pas être éveillé dans sa vie, à ne pas vivre dans la VÉRITÉ, à ne pas se donner dans tous les aspects de notre vie humaine, car c’est ce sur quoi nous avons du pouvoir. Il y a plusieurs autres choses dans la vie sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir. Il faut les accepter, accueillir la vie comme une danse, laisser aller notre modèle de perfection, être dans l’action et avoir CONFIANCE que nos actions nous guideront dans la bonne direction.

PASSER OUTRE LE REGARD DES AUTRES
Le besoin de reconnaissance et d’estime de soi est nécessaire pour la plupart d’entre nous. La pyramide de Maslow l’exprime d’ailleurs très bien. Pendant plusieurs années, à cause d’un besoin de reconnaissance, je me suis perdu dans mes différents rôles, qu’il s’agisse de mon rôle de financier, d’Ironman ou de parfait yogi. Durant tout ce temps, j’ai cherché à me faire dire que j’étais bon. J’ai longtemps cherché à montrer mon meilleur côté, celui de la réussite sociale, car je pensais que si je montrais vraiment qui j’étais, personne ne m’aurait aimé. J’ai cherché cet amour, mais comme il y avait un vide en moi, aucune reconnaissance n’aurait pu combler ce manque.

Je pense que la pratique spirituelle peut atténuer ou éteindre complètement ce besoin du regard des autres. La seule reconnaissance dont j’ai besoin, c’est la mienne, parce que je suis maintenant nourri par la vie. De façon assez paradoxale, plus j’admets que j’ai vécu des échecs et que je ne suis pas parfait, plus je reçois de lettres de reconnaissance pour me remercier d’être aussi humain. Pendant longtemps, j’ai joué à être un parfait roi de la montagne sans jamais être nourri, en étant constamment dans le besoin.

Je ne partage pas ma vie humaine pour recevoir de l’estime, mais parce que je suis à la fois le thérapeute et la thérapie. Je partage pour me pardonner, pour vivre dans la vérité et pour être libre. Je partage pour apprendre et grandir de mes échecs et aussi pour essayer de ne pas les répéter. Je partage pour dire haut et fort que je suis parfaitement imparfait et que ça, c’est la perfection.

Namasté.

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À Propos De Erik Giasson

À 36 ans, Erik Giasson devient le chef des placements et Vice-président senior d’une importante firme de placement. À 43 ans, il atteint son rêve ultime, soit celui de travailler pour le plus gros « hedge fond » macro de la planète. Il vit dans l’abondance et la richesse, lorsqu’en 2008, à 43 ans, suite a la crise financière il perd son emploi et son rôle, tout s’écroule. A travers ses souffrances, il entreprendra une transition de vie, il découvrira le yoga, ce qui le sauvera assurément d’un suicide. Le yoga lui permettra non seulement de survivre, mais de vivre avec qui il est vraiment, sans rôle. Conférencier professionnel, Financier, Ironman et Triathlète, Entrepreneur, Professeur de yoga, il est le co-fondateur du centre de yoga Wanderlust, à Montréal.