Soul Coach

LES GRANDES RÉPONSES SONT À L’INTÉRIEUR DE SOI

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Yogi star, maman, amoureuse et co-fondatrice du Studio Wanderlust à Montréal, Geneviève Guérard est une fois de plus porte-parole de l’événement Wanderlust qui se tiendra du 11 au 14 août au Mont Tremblant. L’ex-danseuse étoile des Grands Ballets canadiens livre ses conseils à Joliesoul pour aborder ces 4 jours de « retraite » comme une véritable opportunité de croissance personnelle.

Des Cours Soulscape sur musique de Nina Simone ? Des ateliers de mandalas naturels ? Du Yoga à l’ultraviolet et des conférences Speakeasy pour démystifier la science du bonheur ? Si vous êtes comme moi, impossible de résister à une telle programmation lorsqu’on est passionné de bien-être. Rien que cette année, Wanderlust produira 25 événements dans le monde, tous centrés autour d’une mission principale : créer une communauté autour d’une vie saine et consciente. Ce week-end, se tient la 4e édition du Wanderlust Tremblant. Un beau programme en perspective!

Mais une question se pose… avec ce choix impressionnant de cours offerts, de participants, d’ateliers en musique, comment trouver son zen, son calme et son temps pour soi ? N’est-ce pas aux antipodes du « silence intérieur » que de se retrouver parmi une foule de yogis qui enlignent leur tapis dans des salles bondées ? « Je suis quelqu’un qui aime la solitude et c’est à travers elle que je me recharge en énergie », avoue Geneviève Guérard, interviewée au coeur de son Studio Wanderlust à Montréal. « Mais les rassemblements ont ce côté positif de nous permettre d’atteindre un équilibre au sein d’un groupe en faisant tomber nos barrières. Je me souviens une fois, avoir pris une marche en montagne en méditation et j’étais derrière deux filles qui discutaient sans arrêt. J’étais agacée car je tenais à mon silence et ma méditation, et finalement, je me suis mise à rire… de moi ! Je me suis alors dit, mais qu’est-ce qui m’empêche de profiter pleinement de cet instant ? Qu’est-ce qui m’empêche de profiter de la vie ? Ce n’est pas vrai que c’est en s’isolant sur le bout d’une montagne que l’on va atteindre le Nirvana, c’est en créant à l’intérieur de soi un espace où l’on est bien, que ce soit avec ses amis, au travail, dans le métro ou en société.»

Se poser les bonnes questions
Pour profiter de cette programmation qui fait rêver sur plus de 4 jours du matin au soir, Geneviève Guérard conseille de faire un petit travail en amont. Une réflexion sur soi pour nous permettre de cheminer dans la bonne direction et d’en tirer quelques leçons. D’abord, se poser les bonnes questions. « Je suggère aux gens d’écrire dans un petit journal, avant le début du festival. Des questions? « Par exemple : Est-ce qu’il y a des choses que je sais déjà, mais que je n’ose pas m’avouer ? Est-ce j’ai des envies que je ne m’avoue pas aussi? Des croyances qui ne sont plus valides et qui ne me servent plus à rien dans la vie? L’idée est de se poser les questions… sans y répondre… et de laisser les réponses venir. C’est ainsi que je vivrais le festival Wanderlust», ajoute la professeur de yoga.

Faire une démarche concrète, écrire un journal, poser des questions précises. En sommes, avant votre Wanderlust (ou peu importe la retraite), l’idée est de créer une intention pour éventuellement libérer certains blocages. Le but de l’opération ? Savourer l’instant présent, et sa vie à 100 %. «Ma démarche personnelle aujourd’hui, en tant que femme et professeur de yoga, c’est de profiter de ma vie et de faire le ménage de tout ce qui m’empêche d’en profiter pleinement. Plus on pratique la pleine conscience, le yoga, plus on réalise le côté éphémère de la vie. Il y a une fin à tout ça. Nous ne sommes pas éternels. Et ça, c’est déjà une grande prise de conscience. Ensuite, quelles sont les croyances qui m’empêchent d’avancer ? De quoi dois-je me débarrasser pour en profiter plus ? Qu’est-ce qui m’empêche de foncer ? Ou alors, à l’inverse, si je réalise que je n’ai pas envie de foncer, mais que toute la société s’attend à ce que je le fasse… Suis-je assez honnête pour m’avouer que moi, ça ne me nourrit pas ? Y a-t-il des émotions que l’on ne s’autorise pas à ressentir ? Des idées que je me cache, que je mets de côté ? »

Laisser venir les réponses
Toutes ces questions en suspens… alors que finalement, bien souvent, les grandes réponses sont à l’intérieur de soi. Quand et comment écouter ? Comment arriver au grand dénouement ? «Il faut prendre le temps d’écouter. Souvent, les grandes réponses, on les a déjà en soi. Mais on est souvent trop occupé pour les entendre. Les pratiques de yoga ou de pleine conscience servent à ça, connecter avec soi, s’écouter. Ça peut aussi être le soir ou le matin tôt en marchant. Moi j’ai souvent eu mes grandes réponses, des flashs pendant des soirées, des partys… Je pense que lorsque tu es prêt à entendre la réponse, il n’y a pas de bon moment. Les pratiques servent à débloquer et démêler tout ça», ajoute Geneviève.

Ne pas exiger le bonheur parfait
Comment se fait-il que le yoga nous amène à cette prise de conscience ? Pourquoi ne pas le réaliser à tout moment, dans la vie, là, maintenant ? «Je ne sais pas. C’est comme si on ne s’arrêtait pas assez pour le réaliser», avoue Geneviève. «Moi lorsque je suis rentrée aux Grands Ballets Canadien, je regardais la première danseuse, et c’est ce que j’ai visé sans arrêt… toute ma vie. J’y suis arrivée, mais avec le recul, je regarde tout ça, et je me demande : Est-ce que j’en ai vraiment profité ? De chaque étape ? Je ne pense pas. Je pense que chaque étape m’amenait toujours à la suivante et à la suivante pour atteindre mon but. Et pendant ce temps, là, la vie passe… et on ne s’en rend pas compte. Est-ce qu’on la savoure vraiment ? À force de viser un but, un idéal, un salaire, un niveau social? Oui, c’est motivant. J’aime les défis et les visions, je n’aurais pas ouvert un studio de yoga si je n’étais pas comme ça. Mais mon but aujourd’hui, c’est profiter de chaque moment pleinement sans rien demander de plus.»

Ne rien demander de plus, c’est donc aussi aller dans un festival sans aucune attente. Faire ses pratiques comme on aime, parler avec les gens, être dans l’ouverture et surtout, être plus présent à ressentir nos émotions. Profiter des randonnées à l’aube pour commencer la journée avec une randonnée douce pour voir le lever du soleil, bénéficier des instructeurs de renommée internationale qui visitent Wanderlust pour la toute première fois. «Soyez ouverts aux nouveaux enseignements, ne soyez pas rigides et laissez vous guider dans l’ouverture», conclut Geneviève.

Sans attente… et à l’écoute.

Namasté.

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À Propos De Judith Ritchie

Fondatrice de JolieSoul et experte internationale des spas, du wellness et de la beauté, Judith Ritchie a occupé le poste de Rédactrice en Chef Beauté du ELLE Québec avant de s’envoler pour Paris en 2009 pour devenir Rédactrice en Chef à Beauté de L’OFFICIEL de la Mode et de la Couture jusqu'en 2013. Entre ses allers-retours Montréal-Paris, elle donne des conférences sur la beauté holistique et dirige son site JolieSoul. Elle est l'auteur du livre 300 Raisons d'Aimer Paris.